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VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Parce-qu’y en a marre ! Un protocole départemental de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes a été signé ce mardi 6 mars à la préfecture des PO. 13 signataires ont dit « stop » à ces pratiques d’un autre temps. 1 femme sur 10 est agressée, soit sexuellement, soit physiquement ou encore psychologiquement, par […]

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Enfants intellectuellement précoces

L’intelligence à l’état brut Votre enfant est curieux de tout ? s’isole ou encore est attiré par tout pour laisser tomber et passer à autre chose ? peut-être fait-il partie de ceux dont le QI peut atteindre 160. Malheureusement, la majorité des personnes  prend ces enfants pour des petits génies qui ont la vie toute tracée. Futurs […]

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MENACES SUR NOS TETES

Phénomènes climatiques

On s’est tous posés la question : qu’est-ce qui se passe là haut ? J’ai essayé d’en savoir plus en rencontrant ceux qui observent et surveillent le ciel pour notre sécurité dorénavant…. 

Monsieur Valaudes, délégué régional de Météo France pour les Pyrénées Orientales m’a gentiment reçue. MPN : la météo, comment ça marche ? 

M. V. : l’étude du temps se décline en trois parties. L’observation dans un premier temps. Nous travaillons en réseau, en coopération avec le monde entier. 5 satellites couvrent le globe avec le nôtre, Météosat, géostationnaire (tournant en même temps que la planète, sur un même secteur). Nous collectons donc toutes les données de toute la planète et échangeons ces dernières d’une région à l’autre, d’un pays à l’autre, surtout pour l’aéronautique, car il faut bien savoir le temps qu’il fait tout au long d’un trajet aérien ou maritime. 

Deuxième point : la prévision. Elle se fait à l’aide du numérique et de calculs scientifiques sur la mécanique, la physique des nuages, la thermodynamique…qui permettent, à partir du temps actuel, de simuler, par la logique, les prévisions à plusieurs jours. Le grand ordinateur qui nous fournit ces calculs se situe à Toulouse. Il faut savoir que, plus on prévoit dans le temps, plus de renseignements sont nécessaires, avec plus de paramètres et de distance géographique. Par exemple, à deux jours, on aura besoin de connaître ce qui se passe à 6000 km et au delà, c’est sur tout le globe. Dernier point : la climatologie. On observe le ciel depuis 150 ans. Et on note chaque modification climatique. Dans les PO, 50 postes sont installés complétant ainsi la station de Perpignan. 

MPN : la question qui démange tout le monde : y’a-t-il un risque de catastrophe ? tornade ou autre ? chez nous ? M. V. : tout à fait. Surtout dans notre région qui connaît des excès de vent, de précipitations, de températures. 

MPN : quelles sont les conditions pour une tornade ? M. V. : les tornades sont des tubes de vent pouvant atteindre 400 Km/heure. Ils naissent sous des nuages qu’on appelle cumulo-nimbus, très instables, qui peuvent générer ces tubes. Elles sont en général de petite dimension (ici) et durent quelques minutes. Mais il faut, je le répète, une instabilité très importante. L’air au sol doit être chaud, avec un air plus frais au dessus. Il se forme alors un courant ascendant qui provoque un effet de succion verticale de l’air. 

MPN : y’a-t-il une échelle pour évaluer leur puissance ? M. V. : oui c’est l’échelle de Fujita, qui va de 0 à 5, selon ce que peut « emporter » la tornade. 

MPN : peut-on les prévoir ? 

M. V. : à l’heure actuelle, même avec notre technologie, non. MPN : qu’en est-il des cyclones, un risque pour nous ? 

M. V. : les cyclones sont exclusivement tropicaux. Ils se déclenchent en mer, dans une eau à 27°. Ils peuvent entrer dans l’hémisphère nord, mais perdent de leur vigueur au fur et à mesure de la température de l’eau qui diminue. MPN : et la vague qui a frappé la Réunion il y a quelques jours ? 

M. V. :  la cause était une tempête prés du pôle. Et plus il y a du vent, plus les vagues sont hautes et puissantes. Elles sont comme une onde qui ne se termine qu’à la rencontre d’une terre. C’est la réunion qui l’a stoppée. Ça n’a rien à voir avec un tsunami qui est du domaine géologique et non météorologique. MPN : notre futur ? 

M. V. : depuis quelques années, on remarque un réchauffement certain et rapide de notre globe. Quant à savoir si l’être humain y est pour quelque chose, rien n’est moins sûr. La nature l’avait peut-être mis dans son programme. Comme d’autres périodes connues de notre planète. Il faut s’attendre à des phénomènes violents, extrêmes, aussi chauds que froids. Dans les 50 ans à venir, la sécheresse, les pluies plus rares, un bouleversement total des climats ».  MPN : si l’être humain devenait raisonnable, là dès à présent et stoppait toutes ces activités polluantes, mère nature se calmerait-elle ? M. V. : j’ai bien peur que non. Un retour en arrière n’est pas possible. Tout suivrait son cours. 

Ne vous étonnez donc plus de la folie climatique qui va devenir notre quotidien désormais. Je souhaiterais mettre une note d’humour comme j’en ai coutume, mais là, désolée, je ne retire rien de drôle dans tout ça.

 

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sauvez votre peau

  

Voilà la belle saison d’été avec sa chaleur et le maître des cieux, le dieu SOLEIL ! 

  

Inutile de vous rabattre les yeux avec les conseils que tout le monde connaît…tout en les ignorant. Mais que connaissez-vous de votre peau ? 

  

Une enveloppe protectrice ? oui mais elle est tellement plus que ça. 

  

Composée de 3 couches principales qui sont, de l’extérieur vers l’intérieur : l’épiderme, le derme et l’hypoderme, elle intervient dans la relation du corps avec le milieu extérieur. 

  

L’épiderme est formé de 4 à 5 couches de cellules superposées. C’est la barrière directe qui protège le corps sur toute sa surface. Elle se renouvelle en permanence en trois semaines. On peut dire que nous changeons de peau à chaque fois. L’épiderme contient la fameuse mélanine, élément essentiel contre le rayonnement de notre étoile chérie. 

  

Le derme, lui, se charge de nourrir l’épiderme. Il est formé de fibres de toutes sortes qui contribuent à l’élasticité de notre peau. Il contient également un réseau nerveux qui fait de la peau un organe sensoriel majeur, sensible à la chaleur, la douleur et au toucher. On trouve aussi dans le derme, des cellules immunitaires, dressées contre les virus et autres méchants microbes. 

  

Enfin l’hypoderme, véritable « matelas » de graisse qui amortit les chocs. Mais il représente aussi une réserve d’énergie pour l’organisme. 

  

La peau est donc, on l’a vu, notre protection contre les agressions extérieures, quelles soient chimiques, microbiennes ou solaires. Mais elle est aussi un organe essentiel de la régulation thermique en contribuant au maintien de la température constante de notre corps (37°). 

  

Contre le chaud, elle évacue l’excès de chaleur par la dilatation de petits vaisseaux et par la sudation. 

  

Contre le froid, elle resserre les vaisseaux de la peau, le coussin graisseux de l’hypoderme et contracte les muscles des poils (processus autrement appelé « chair de poule »). Dans des temps que les moins de 10 000 ans ne peuvent pas connaître, ce processus de « poils levés » faisait office de réserve de chaleur, tant la fourrure de nos ancêtres était autrement plus dense que la nôtre ! 

  

Et le soleil dans tout ça ? 

Et bien notre bel astre si nécessaire à nos vieux os peut accélérer le vieillissement de notre peau, qui, au fil du temps, perd de son élasticité. Le rayonnement solaire est de loin le plus grand prédateur de notre enveloppe. Les ultra-violets A et B sont respectivement responsables du vieillissement et des cancers de la peau. Ces derniers sont liés à des expositions brutales et répétées aux rayons du soleil. Bien évidemment certains sont plus fragilisés que d’autres en ayant un teint clair. 

  

Ce qu’il faut faire : 

  

-                     Eviter de se dorer la pilule entre 11h et 14h, 

-                     Ne jamais s’exposer la peau mouillée, 

-                     Se garder des surfaces claires (éviter de bronzer sur un drap blanc) 

-                     Se badigeonner le corps de laits de toutes sortes à fort indice de protection, 

-                     Ne pas lézarder, mais bouger, 

-                     Et porter des lunettes car les yeux sont aux premières loges… 

  

Juste quelques précautions à prendre, mais il y en a tant d’autres. Nous avons un capital qui nous a été donné à notre naissance et qu’il faut respecter et préserver. N’offrez donc pas votre peau au dieu Ra, les sacrifices ne sont plus au goût du jour…. 

  

  

  

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les gothiques, ces sombres inconnus

  Issu du mouvement Punk des seventies, le mouvement Gothique inquiète. Les préjugés ont la dent dure, pourtant leurs pensées ne le sont pas. 

  Esthétique qui se traduit par un code vestimentaire basé sur le noir (mais on rencontre des gothiques vêtus de blanc ou de couleur), Il existe deux principales tendances et deux styles majeurs. Les premiers, les « néo-romantiques », portent les vêtements noirs médiévaux, velours et dentelles, redingotes façon sorcellerie, les seconds, d’apparence plus dure, préfèrent le cuir et les clous. 

  Mais tout ceci n’est qu’une apparence, une manière de dire non à la société actuelle, de revendiquer sa liberté et sa différence vis à vis de l’hypocrisie sociale. Il faut s’ôter de la tête l’idée de satanisme qui fait les choux gras des mauvaises langues et des chaînes télévisées avides de sensationnel pouvant faire grimper l’audimat ou des journaux régionaux qui généralisent en croyant savoir, sans approfondir et chercher à comprendre. 

  Le mouvement gothique, dans son ensemble, ne peut être assimilé en aucun cas aux pratiques sataniques qu’on lui prête souvent. Ses membres peuvent autant être croyants qu’athées. 

  Un peu d’histoire : 

  Pour comprendre cette culture, il faut remonter loin dans le temps dès le XIIème siècle avec l’architecture médiévale puis les balbutiements du roman gothique, en 1796 en Angleterre. Et qui ne se souvient pas du premier roman fantastique « FRANKENSTEIN » de Mary Shelley ? c’était en 1818. 

  Entre ces deux périodes, l’Europe de l’Est et l’Amérique du Nord voient apparaître un mouvement littéraire qui s’oppose au classicisme. Tout de noir vêtus, ses auteurs se font appeler « les nouveaux gothiques romantiques » et sont à l’origine de la littérature « tragique, sombre, aux amours troublées » telle que s’en est inspiré Victor Hugo. 

   La littérature fantastique était née, mais le mouvement gothique en lui même finit par s’éteindre. 

  Vers la fin des années 70, il renaît grâce à certains membres du mouvement PUNK, qui associent leurs idées à celles des goths romantiques. 

  Dès lors, les gothiques apparaissent comme des jeunes en révolte contre le système social, adoptant des idées romantiques et noires si propres à cette culture. 

  A partir de 1987, devant l’intolérance et l’hostilité des populations, le mouvement gothique se voit contraint de se « fondre » dans la masse, perdant son identité. Depuis cette rupture, d’autres groupes sont nés, avec les mêmes racines, mais sous différents aspects. 

  Les différentes tendances : 

  -        les goths romantiques : gothiques par excellence, dentelles, robes noires, ou rouge foncé, 

-        les gothiques « métal » : amateurs de pointes, anneaux, chaînes, comme pour s’affirmer d’une façon tribale, -        les Dark Goths : vêtus de noir strict, teint blanc et maquillage noir. 

  Mais toutes ces tendances ne sont qu’étiquettes et rien d’autre. 

  L’AVIS DU PSY : 

  « Il faut éviter toute vision réductrice du mouvement ainsi que la confusion souvent entretenue avec le satanisme ou les groupes sectaires. Malgré leur goût prononcé pour le macabre, les gothiques sont insérés dans la société. Ces jeunes adultes investissent à leur façon le monde qui les entoure et savent prendre du plaisir en ayant certaines activités culturelles et en festoyant entre amis. Mais comme dans tous les milieux, il peut y avoir des personnes déviantes ayant des comportements pathologiques. Ainsi, lorsqu’un individu s’isole totalement, se désintéresse de tout, il peut commettre des actes qui le mettent en danger tels que automutilation, prise de drogue… ». 

    

  MPN : Pourquoi une automutilation par scarification ? 

  PSY : l’automutilation, ici, la scarification, permet l’expression d’une souffrance psychologique, son évacuation en quelques sortes. L’individu témoigne  d’un mieux-être après s’être mutilé. Les causes sont difficiles à déterminer et varient largement d’une personne à l’autre. La majorité des cas présente une baisse d’estime de soi, par des abus répétitifs soit sexuels soit par intimidations. 

  Ce sont dans tous les cas des troubles psychopathologiques, mais dont les blessures n’ont pas la gravité d’une mutilation (blessures par arme à feu, membres brisés volontairement…) 

    

ENQUETE SUR LE VIF :   

Le lieu : un café-concert où se réunit la majorité des membres du mouvement gothique, situé dans une zone        industrielle : le C’ROCK MORE.   

La route pour y accéder est sombre et isolée. Le décor est planté. Mes préjugés n’ayant d’égal que ce que mes oreilles ont pu entendre, un nœud se forme dans mon estomac. bref, je n’en mène pas large.   

Me voilà devant la grille. L’établissement n’est pas immense, et apparaît accueillant, première surprise. Des personnes s’affairent dans les préparatifs d’un défilé de mode gothique prévu dans la soirée. La directrice, « Béa », m’accueille avec le sourire et me demande de patienter quelques minutes durant lesquelles je fais le « tour du proprio ». Les murs extérieurs sont peints de superbes fresques à l’image du mouvement avec un graphisme digne des plus grands artistes peintres. Je pénètre à présent dans l’antre du gothisme !   

Le décor est inquiétant (ça fait partie du jeu) mais non dénué d’humour (squelettes en cages). Toutefois, l’ambiance chaleureuse et l’accueil tout sourire font s’évanouir définitivement  les craintes les plus stupides.   

    

  MPN : d’où vous est venu le goût pour ce mouvement et cette musique et à quel age ? 

  BEA : j’ai commencé à écouter AC/DC dès l’âge de 6 ans ! Mon père était dans la musique rock et donc m’a encouragée dans ce sens. J’ai fait des études de droit privé mais j’ai laissé tomber pour ouvrir mon établissement. 

  CECILE : dès l’adolescence, ce sont les films fantastiques qui m’ont amenée au gothique. 

  YOHAN (16 ans) : j’ai commencé à écouter des groupes de métal basiques comme « Marilyn Manson » et de plus en plus j’ai écouté des styles un peu plus violents. 

  MPN : qu’en est-il des paroles des morceaux ? 

  BEA : en fait, on « capte » rien aux paroles qui sont en anglais, c’est pas par rapport aux paroles qu’on aime ce style, on s’éclate sur la musique, on est là pour danser, c’est le plus important. 

  MPN : existe-il d’autres lieux où l’on peut vous trouver ? 

  YOHAN : sur Perpignan, y’a que le C’ROCK MORE comme bar métal, sinon y’a Montpellier, Toulouse. 

  MPN : quels sont les milieux sociaux qui font partie de votre « groupe » ? 

  BEA : tous les milieux, on a des vendeuses, des étudiants, des jeunes, des moins jeunes, vous verrez même des parents…(deuxième surprise !) 

    

MPN : et le regard des autres sur vous, ça vous fait quoi ?   

BEA : ça nous fait pas grand chose, on s’en fiche un peu.   

Le DJ (super sympa) : on nous regarde pas de la même manière à Perpignan que dans les grandes villes, à Paris ou Toulouse, on passe inaperçus.   

YOHAN : pas grand chose étant donné qu’on a tous le même regard sur chacun (il a quelque chose entre les oreilles ce petit).   

MPN : et vos parents, que pensent-ils de tout ça ?   

YOHAN : étant donné que mon père est dans la musique classique et moi aussi, je fais du violon mis à part le métal que j’aime, mon père me laisse faire à peu près ce que je veux. Même s’il pense que c’est un peu débile (rires).   

MPN : qu’avez vous à dire aux personnes qui ne vous connaissent pas ?   

YOHAN : la plupart des gens trouve ce côté sombre satanique, mais on est là pour la musique. Le satanisme existe, c’est une sorte de secte, mais on s’en fiche totalement.   

CECILE : qu’ils cherchent à comprendre avant de juger, qu’ils regardent pas juste la télé.   

La rencontre avec une maman :   

MPN : quelle a été votre réaction à la vue de votre fils vêtu « différemment » des autres ?   

-        cela ne m’a jamais posé de problème, si c’est sa façon de vivre, son look, pourquoi pas après tout, qu’il fasse partie de ce groupe ou d’un autre, après tout, dans les années 60, c’était les hippies, j’ai jamais eu de problème. le principal c’est qu’il soit heureux.   

MPN : ne craignez-vous pas qu’il bascule dans la branche dite satanique ?   

- non. Je sais comment j’ai élevé mes enfants, je sais que ce côté là ne glissera pas chez lui. On lui a inculqué certaines valeurs de la vie. Il faut bien se dire une chose, c’est pas parce qu’on est gothique qu’on est satanique. Dans ce mouvement, il y a plusieurs branches, et il faut savoir que la branche satanique est méprisée par tous les gothiques.   

MPN : je vois que vous partagez un peu ses activités, vous êtes présente ce soir….   

-        ce soir il y a un défilé de mode et je tenais à le voir et voir ce qui se passe exactement, les diverses tendances et ce qui se porte. Il n’y a pas de boutique gothique à Perpignan, il faut aller en Espagne.   

La soirée s’est terminée tard dans la nuit, en compagnie de jeunes gens sensés, tolérants, à mille lieues du côté obscur qu’on leur prête volontiers lorsqu’on ne connaît pas, lorsqu’on a peur.   

LA SEMAINE SUIVANTE : rencontre avec deux artistes   

Au même endroit, à la même heure, mêmes questions à deux artistes, invités de la soirée. DJ SIMENSE, célèbre dans la région toulousaine pour l’organisation de ses soirées musicales et Sire CEDRIC, 32 ans, écrivain dans le domaine fantastique, venu lui aussi spécialement de Toulouse.   

DJ SIMENSE : j’aime la musique depuis l’âge de 5 ans, avec les « sex pistols » et puis depeche mode. J’organise des soirées avec des invités de toute la France et de l’étranger, car ça bouge à Toulouse. Les gens savent s’amuser, en toute simplicité.   

On met beaucoup de choses dans le gothisme, tout le mal du monde, « c’est les goths ! » le gothisme est si vaste que ça ne veut plus rien dire. Il faut creuser et voir plus profond que ça. Ça n’est pas qu’une tenue vestimentaire ou une musique violente, il n’y a qu’à me regarder, je n’ai rien sur moi qui pourrait suggérer une quelconque appartenance, c’est surtout une pensée. Le goth initié est cultivé et sait ce pourquoi il est là. Le goth « snob » n’affiche que les clichés « triste, sombre et morbide », mais c’est un avis personnel.   

Le milieu social ? plutôt parler au pluriel, tous les milieux sont présents, aussi bien le médecin que l’étudiant, ou encore le chef d’entreprise et autres employés. C’est comme si vous me demandiez quel est le milieu social des chasseurs ou pêcheurs….   

Le satanisme ? bien sûr qu’il existe. Ce sont des jeunes en souffrance qui s’isolent et se détachent de la réalité. On nous greffe même certains groupes NAZIS! alors que nous sommes contre le racisme et le fascisme !     

Le gothisme à une culture qui lui est propre, regardez l’architecture, la littérature romantique avec Victor Hugo et à présent, sa musique. Et dans ce sens, nous prenons le parti de défendre des œuvres pour leur force et leur sens.   

SIRE CEDRIC : j’ai 32 ans et  plusieurs ouvrages à mon actif.  je commence à être reconnu par mes pairs dans le domaine du fantastique, d’ailleurs primé comme « coup de cœur des bibliothèques de Paris » en 2005. Après plusieurs nouvelles, je sors mon premier roman – ANGEMORT- qui connaît, en toute modestie, un grand succès auprès des medias et des amateurs du genre. C’est aux éditions Nuit d’Avril.   

Un groupe de curieux s’approche. Après quelques explications quant à ma présence, les langues se délient :   

Une jeune : c’est super qu’on s’intéresse à nous, il faut savoir que depuis l’émission sur M6, on nous traite de tout dans la rue, de nazis, de sataniques, d’ailleurs, il y a une pétition sur le net qui circule contre M6. Une épicière chez qui j’allais me chercher un sandwich s’est étonnée de me voir manger…elle croyait que je ne me nourrissait que de sang (rires) il faut arrêter ! moi ma mère préfère me voir habillée comme je suis plutôt que le string à l’air, le pantalon au raz des fesses et le tee shirt qui sert de soutif !!   

Une autre : moi, quelques individus m’ont insultée et menacée en pleine rue, j’ai dû faire appel aux flics dans un magasin, j’ai eu très peur. On n’a jamais fait de mal, on aime nos vêtements, on aime les films d’horreur, comme beaucoup de personnes, mais on est adepte de rien, on est libres de toutes religions ou rites.   

Un garçon : moi j’ai jamais sacrifié de poulets (rires de tous)   

La discrimination ne s’arrête pas à la couleur de peau, il faut bien l’admettre, si elle faisait défaut, la preuve est faite ! portez des vêtements hors du commun et vous êtes des aliens qu’il faut éliminer !  Nous sommes le pays de la tolérance et des droits de l’homme. Si la condition est que cet homme soit identique à son voisin, il reste bien du travail !   

    

Les présentations sont désormais faites avec ce tour d’ensemble de ce qu’est réellement ce mouvement. L’inconnu fait peur. Mais juger sans connaître, là est le vrai danger. La porte ouverte à toutes les haines.   

Comme dans tout groupe, le risque zéro n’existant pas, les débordements sont choses possibles, ce ne sont pas les croyants (toutes confessions confondues) qui oseront dire le contraire. Mais les erreurs des uns ne peuvent en aucun cas refléter l’esprit de tout une communauté. Chacun a le droit de vivre tel qu’il le ressent, et dans le cas des gothiques :    « c’est voir la beauté où d’autres voient la laideur » (Laura – 15 ans) 

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VENDEUSES DE CHARMES

 Souvent mal jugées, méprisées et condamnées au détour de regards  des bien pensants et des gens politiquement corrects, les prostituées sont pourtant fréquemment dans la détresse la plus grande. Comme en témoignent quatre sœurs de galère (discours parfois censurés au vu de la violence de certains faits) :   

KATHY – l’argent comme drogue : à peine sortie de l’enfance, à 14 ans, elle quitte sa famille qu’elle ne supporte plus « j’étais partie de chez moi pour être libre » « j’ai commencé à aller chez une femme qui recevait des clients. Un jour, l’un deux m’a fait une proposition…et après c’est devenu une habitude. » « l’argent, c’est comme une drogue, le client veut un truc spécial et le prix monte, alors on le fait, pour gagner plus » et puis elle se livre, peu à la fois : « on nous vole notre âme, notre dignité. Il y a le danger d’un client obsédé, la douleur d’un chômeur qui claque 1000 balles pour un moment d’oubli » «  et la peur au ventre quand on vous attache pour des fantasmes spéciaux où le type peut faire ce qu’il veut ». Aujourd’hui, c’est la désillusion : « j’ai arrêté le tapin, j’ai rencontré un homme. Il trompe sa femme. Alors, il n’y a pas de dialogue dans ce monde. La règle : je trahis »   SANDRA – dix ans de trottoir : « j’ai commencé quand j’ai quitté ma famille, ou plutôt mes frères qui abusaient de moi régulièrement. Un cafetier m’a proposé un job dans son bar. Le genre où on peut boire et avoir une fille. La première fois j’ai dû monter avec un client sans préservatif. Ça m’a horrifiée. Un ami m’a aidée à m’enfuir de ce bordel…mais m’a vite mise sur le trottoir. J’ai du me battre avec d’autres filles pour garder mon territoire, j’ai même fini une nuit dans un coffre de voiture » Sandra a 36 ans aujourd’hui et le regard des autres est souvent dur « on s’en sort jamais vraiment et mon compagnon ne manque pas une occasion de me le rappeler » « je suis contre le fait de mettre les filles dans un ghetto, dans des zones spécifiques. il faut faire voir cette vie aux jeunes gamines qui rêvent de faire fortune.  si j’avais vu dans quelles conditions travaillent les prostituées, j’aurais peut-être compris la violence du trottoir »   

D’autres formes de prostitutions existent. CHRISTAL en fait partie :   

« J’avais 19 ans quand mes parents m’ont chassée de chez eux, sans autre bagage qu’un sac de sport et quelques vêtements. J’ai rencontré un homme charmant. Au début, tout était rose, il était gentil, attentionné et friqué. Il m’a mise dans un appartement, acheté des fringues et tout ce qui me faisait plaisir. Puis un jour il m’a demandé de lui rendre un grand service. Un ami à lui avait besoin de réconfort et ça le dérangeait pas que je le console. J’ai trouvé ça un peu bizarre, mais devant son insistance, j’ai dit OK. C’était le début de mon calvaire. Je suis passée d’établissements « privés » spéciaux où il se passait de drôles de choses tous les vendredis,  à recevoir des hommes, tous socialement très importants, à mon domicile. Ça à duré 18 ans. J’ai eu la chance qu’il me rende ma liberté, grâce à un « arrivage » de filles de l’Est, plus jeunes. Aujourd’hui j’ai un travail régulier, mais je vis avec la crainte d’être reconnue et jugée. J’ai changé de ville mais comme on dit, le monde est petit. Je garde des contacts avec une de mes amies, ancienne prostituée, mariée et mère de famille. »   Autre vie,  autre cas : NELLY, sa vie en maison close (Belgique).   

« Mes parents m’avaient mise en foyer dès 14 ans. J’ai fait la connaissance d’un homme qui m’a dit faire beaucoup d’argent avec les femmes. J’ai fuit le foyer et je l’ai suivi. Il est devenu de plus en plus violent en me répétant sans cesse que j’étais à lui. Qu’il avait dépensé du fric pour moi et qu’il fallait lui rembourser. Il m’a vendue à un couple qui tenait un bar assez spécial, avec des chambres à l’étage. C’était un bar au bord d’une route. Dès que je suis rentrée, la patronne m’a dit maintenant que tu es ici, tu sors plus.  On m’a pris tous mes vêtements, coupé les cheveux. Je n’ai pas vu le jour pendant un mois et demi. Je travaillais 24h/24. parfois je ne dormais qu’un quart d’heure, car les clients passaient n’importe quand. Et puis un jour elle m’a dit tu dégages, et quand j’ai réclamé un peu d’argent, elle m’a frappée et menacée. Je sais pas comment j’ai pu supporter ça. Je le vivais, c’est tout. J’ai été recueillie par des gens qui m’ont aidée par le biais d’une association. aujourd’hui, je me sens mal. J’ai été violée intérieurement et extérieurement. J’ai perdu mon identité.   Autant de cas que de modes opératoires. Je n’oserai pas évoquer ici l’exploitation des enfants qui entre dans un cadre encore plus terrifiant.   

Tout ceci vous dérange quelque part ? attendez la suite…..prenez un prozac et continuez la lecture….   

Le Saviez-vous ?   

Le chiffre d’affaire annuel de la prostitution en France : 1 milliard cinq cent vingt cinq millions d’euros. Votre tête tourne ? on continue….   

Côté juridique, savez-vous que la seule exploitation autorisée de la prostitution et celle du….FISC ? (bénéfices non commerciaux ! on croit rêver !)  l’Etat reconnaît les prostituées comme Agents Economiques. En revanche, un honnête restaurateur se voyant autoriser une dame de nuit à prendre place dans son établissement se voit « recyclé » en proxénète et risque 7 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. Messieurs les restaurateurs et patrons d’établissements publics, gare à vos chaises !   

La prostitution est un drame et un combat de chaque jour. Les raisons en sont diverses, mais lorsqu’on tombe dans l’engrenage, par désespoir en règle générale, on ne s’en sort pas ou rarement sans séquelles.  Bien sûr qu’il existe bien d’autres problèmes de société, mais c’est le sujet d’aujourd’hui et puisqu’il m’est donné d’en parler, je voudrais mettre en garde les ados qui pensent faire fortune dans ce business et malgré tout rendre un hommage à toutes ces filles, ces êtres humains qui vendent leur corps à d’autres êtres humains et je veux croire que ceux-là, au moins, les regardent, comme moi, au-delà des apparences, avec le respect qu’il leur est dû.   

    

    

SORTIR  DU NEANT : LES CHEMINS DE LA REUSSITE….   

  Sortir du gouffre qu’est la prostitution est un long chemin semé d’embûches. Pourtant, chaque année, des personnes franchissent le pas et émergent du néant. 

  Mais pour quelles raisons entre-t-on dans ce « système » ? 

  Premièrement parce-qu’on est jeune (17 ans en moyenne) et qu’on croit au Papa Noël. De l’argent facile, vite gagné et sans conséquences….quelle erreur monumentale ! on tombe dans le piège comme les mouches dans le miel, souvent pour l’homme dont on croit être amoureuse. 

  Plus généralement, c’est la détresse qui embrume l’esprit. Une enfance volée, violée, une obligation qui devient habitude et dans certains cas, la seule expression de l’amour qu’on recherche. Alors on se prostitue volontairement dans l’espoir de le trouver….un jour. 

  Et puis il y a l’affluent de la prostitution, la drogue, que l’on doit bien évidemment payer et qui coûte très cher. 

  S’en sortir : les obstacles

  Il faut une sacrée locomotive pour sortir de l’enfer. Les mains tendues sont rares et quand bien même, après tant de galère, la méfiance est telle vis à vis de l’autre, que les contacts sont difficiles. 

  La peur des anciens clients susceptibles de vous reconnaître et de vous faire replonger apparaît comme un frein réel à la réinsertion. La famille et tout ce qui attrait à l’affectif (enfants, compagnon, amis..) sont autant d’obstacles qui peuvent paradoxalement devenir le tremplin vers la volonté. 

  Mais les traits dominants qui caractérisent le plus les difficultés sont le manque de confiance en soi, l’image négative que ces filles ont d’elles et le regard des autres. 

  Le bout du tunnel… 

  Un soutien psychologique avec un travail sur soi pour connaître le pourquoi de cette descente aux enfers, une étude profonde de son moi, pour échapper à la répétition des situations et à la dépendance. Les acteurs sociaux, les associations et les professionnels du mal à l’âme sont là pour aider à retrouver son chemin. 

  La décision de relever la tête trouve son origine dans un déclic (départ d’un long chemin) qui s’appuie sur des faits positifs comme une rencontre amicale ou amoureuse, un événement familial. 

  La réinsertion est un processus de longue haleine. Il commence dès la décision prise de quitter la prostitution et ne s’arrête pas forcément le jour où la personne trouve un travail. C’est l’entière reconstruction d’une vie en miettes. L’échec est fréquent tant l’individu est fragile. Mais le jeu en vaut la chandelle et pour une personne sauvée, c’est un morceau de verre qui devient cristal. 

    

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PET SCAN, voyage au centre du corps…

Perpignan

Centre de cancérologie H. Pujol

Dernière technologie de pointe en matière de médecine nucléaire, le PET SCAN est une imagerie utilisée en cancérologie.

Le principal fil conducteur des principales tumeurs : une consommation élevée de glucose.

C’est grâce à lui que le scan va faire son travail. Le patient va recevoir, par injection, un traceur radioactif (inoffensif pour lui), analogue au glucose. Le produit va entrer dans les cellules tumorales, mais non métabolisé comme le glucose, va s’accumuler dans ces dernières, permettant la visualisation de la ou des tumeurs.

Il est à préciser que le scan n’est en aucun cas un moyen de dépistage. Il est utilisé pour visualiser la « bête », juger de son évolution et adapter ainsi le meilleur traitement possible.

Le TEP (en français) ou PET (en anglais), est une caméra jumelée à un scanner. Le croisement des deux technologies permet d’obtenir des résultats jusqu’à ce jour les plus précis au monde.

La perfection a un coût : 2.2 millions d’euros ! plusieurs financements ont été nécessaires et  le Groupement Européen d’Intérêts Economiques, le centre hospitalier de Perpignan, le centre de médecine nucléaire de Béziers et celui de Barcelone ont dit « oui » pour le meilleur soin de leurs patients.

Une soixantaine de PET SCAN existe en France, mais deux seulement de ce type en Europe. C’est le plus cher, mais le plus performant.

Pour le présenter : Gémini TF16 de chez Philips.

Perpignan est donc la seule ville en France pourvue de cette technologie. A titre indicatif, il n’y en a que trois aux Etats-Unis !

Une aide efficace pour le combat contre cette ignominie qu’est le cancer.

MPN

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MENACES SUR NOS TETES

Phénomènes climatiques

On s’est tous posés la question : qu’est-ce qui se passe là haut ? J’ai essayé d’en savoir plus en rencontrant ceux qui observent et surveillent le ciel pour notre sécurité dorénavant…. 

Monsieur Valaudes, délégué régional de Météo France pour les Pyrénées Orientales m’a gentiment reçue. MPN : la météo, comment ça marche ? 

M. V. : l’étude du temps se décline en trois parties. L’observation dans un premier temps. Nous travaillons en réseau, en coopération avec le monde entier. 5 satellites couvrent le globe avec le nôtre, Météosat, géostationnaire (tournant en même temps que la planète, sur un même secteur). Nous collectons donc toutes les données de toute la planète et échangeons ces dernières d’une région à l’autre, d’un pays à l’autre, surtout pour l’aéronautique, car il faut bien savoir le temps qu’il fait tout au long d’un trajet aérien ou maritime. 

Deuxième point : la prévision. Elle se fait à l’aide du numérique et de calculs scientifiques sur la mécanique, la physique des nuages, la thermodynamique…qui permettent, à partir du temps actuel, de simuler, par la logique, les prévisions à plusieurs jours. Le grand ordinateur qui nous fournit ces calculs se situe à Toulouse. Il faut savoir que, plus on prévoit dans le temps, plus de renseignements sont nécessaires, avec plus de paramètres et de distance géographique. Par exemple, à deux jours, on aura besoin de connaître ce qui se passe à 6000 km et au delà, c’est sur tout le globe. Dernier point : la climatologie. On observe le ciel depuis 150 ans. Et on note chaque modification climatique. Dans les PO, 50 postes sont installés complétant ainsi la station de Perpignan. 

MPN : la question qui démange tout le monde : y’a-t-il un risque de catastrophe ? tornade ou autre ? chez nous ? M. V. : tout à fait. Surtout dans notre région qui connaît des excès de vent, de précipitations, de températures. 

MPN : quelles sont les conditions pour une tornade ? M. V. : les tornades sont des tubes de vent pouvant atteindre 400 Km/heure. Ils naissent sous des nuages qu’on appelle cumulo-nimbus, très instables, qui peuvent générer ces tubes. Elles sont en général de petite dimension (ici) et durent quelques minutes. Mais il faut, je le répète, une instabilité très importante. L’air au sol doit être chaud, avec un air plus frais au dessus. Il se forme alors un courant ascendant qui provoque un effet de succion verticale de l’air. 

MPN : y’a-t-il une échelle pour évaluer leur puissance ? M. V. : oui c’est l’échelle de Fujita, qui va de 0 à 5, selon ce que peut « emporter » la tornade. 

MPN : peut-on les prévoir ? 

M. V. : à l’heure actuelle, même avec notre technologie, non. MPN : qu’en est-il des cyclones, un risque pour nous ? 

M. V. : les cyclones sont exclusivement tropicaux. Ils se déclenchent en mer, dans une eau à 27°. Ils peuvent entrer dans l’hémisphère nord, mais perdent de leur vigueur au fur et à mesure de la température de l’eau qui diminue. MPN : et la vague qui a frappé la Réunion il y a quelques jours ? 

M. V. :  la cause était une tempête prés du pôle. Et plus il y a du vent, plus les vagues sont hautes et puissantes. Elles sont comme une onde qui ne se termine qu’à la rencontre d’une terre. C’est la réunion qui l’a stoppée. Ça n’a rien à voir avec un tsunami qui est du domaine géologique et non météorologique. MPN : notre futur ? 

M. V. : depuis quelques années, on remarque un réchauffement certain et rapide de notre globe. Quant à savoir si l’être humain y est pour quelque chose, rien n’est moins sûr. La nature l’avait peut-être mis dans son programme. Comme d’autres périodes connues de notre planète. Il faut s’attendre à des phénomènes violents, extrêmes, aussi chauds que froids. Dans les 50 ans à venir, la sécheresse, les pluies plus rares, un bouleversement total des climats ».  MPN : si l’être humain devenait raisonnable, là dès à présent et stoppait toutes ces activités polluantes, mère nature se calmerait-elle ? M. V. : j’ai bien peur que non. Un retour en arrière n’est pas possible. Tout suivrait son cours. 

Ne vous étonnez donc plus de la folie climatique qui va devenir notre quotidien désormais. Je souhaiterais mettre une note d’humour comme j’en ai coutume, mais là, désolée, je ne retire rien de drôle dans tout ça.

 

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sauvez votre peau

  

Voilà la belle saison d’été avec sa chaleur et le maître des cieux, le dieu SOLEIL ! 

  

Inutile de vous rabattre les yeux avec les conseils que tout le monde connaît…tout en les ignorant. Mais que connaissez-vous de votre peau ? 

  

Une enveloppe protectrice ? oui mais elle est tellement plus que ça. 

  

Composée de 3 couches principales qui sont, de l’extérieur vers l’intérieur : l’épiderme, le derme et l’hypoderme, elle intervient dans la relation du corps avec le milieu extérieur. 

  

L’épiderme est formé de 4 à 5 couches de cellules superposées. C’est la barrière directe qui protège le corps sur toute sa surface. Elle se renouvelle en permanence en trois semaines. On peut dire que nous changeons de peau à chaque fois. L’épiderme contient la fameuse mélanine, élément essentiel contre le rayonnement de notre étoile chérie. 

  

Le derme, lui, se charge de nourrir l’épiderme. Il est formé de fibres de toutes sortes qui contribuent à l’élasticité de notre peau. Il contient également un réseau nerveux qui fait de la peau un organe sensoriel majeur, sensible à la chaleur, la douleur et au toucher. On trouve aussi dans le derme, des cellules immunitaires, dressées contre les virus et autres méchants microbes. 

  

Enfin l’hypoderme, véritable « matelas » de graisse qui amortit les chocs. Mais il représente aussi une réserve d’énergie pour l’organisme. 

  

La peau est donc, on l’a vu, notre protection contre les agressions extérieures, quelles soient chimiques, microbiennes ou solaires. Mais elle est aussi un organe essentiel de la régulation thermique en contribuant au maintien de la température constante de notre corps (37°). 

  

Contre le chaud, elle évacue l’excès de chaleur par la dilatation de petits vaisseaux et par la sudation. 

  

Contre le froid, elle resserre les vaisseaux de la peau, le coussin graisseux de l’hypoderme et contracte les muscles des poils (processus autrement appelé « chair de poule »). Dans des temps que les moins de 10 000 ans ne peuvent pas connaître, ce processus de « poils levés » faisait office de réserve de chaleur, tant la fourrure de nos ancêtres était autrement plus dense que la nôtre ! 

  

Et le soleil dans tout ça ? 

Et bien notre bel astre si nécessaire à nos vieux os peut accélérer le vieillissement de notre peau, qui, au fil du temps, perd de son élasticité. Le rayonnement solaire est de loin le plus grand prédateur de notre enveloppe. Les ultra-violets A et B sont respectivement responsables du vieillissement et des cancers de la peau. Ces derniers sont liés à des expositions brutales et répétées aux rayons du soleil. Bien évidemment certains sont plus fragilisés que d’autres en ayant un teint clair. 

  

Ce qu’il faut faire : 

  

-                     Eviter de se dorer la pilule entre 11h et 14h, 

-                     Ne jamais s’exposer la peau mouillée, 

-                     Se garder des surfaces claires (éviter de bronzer sur un drap blanc) 

-                     Se badigeonner le corps de laits de toutes sortes à fort indice de protection, 

-                     Ne pas lézarder, mais bouger, 

-                     Et porter des lunettes car les yeux sont aux premières loges… 

  

Juste quelques précautions à prendre, mais il y en a tant d’autres. Nous avons un capital qui nous a été donné à notre naissance et qu’il faut respecter et préserver. N’offrez donc pas votre peau au dieu Ra, les sacrifices ne sont plus au goût du jour…. 

  

  

  

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les gothiques, ces sombres inconnus

  Issu du mouvement Punk des seventies, le mouvement Gothique inquiète. Les préjugés ont la dent dure, pourtant leurs pensées ne le sont pas. 

  Esthétique qui se traduit par un code vestimentaire basé sur le noir (mais on rencontre des gothiques vêtus de blanc ou de couleur), Il existe deux principales tendances et deux styles majeurs. Les premiers, les « néo-romantiques », portent les vêtements noirs médiévaux, velours et dentelles, redingotes façon sorcellerie, les seconds, d’apparence plus dure, préfèrent le cuir et les clous. 

  Mais tout ceci n’est qu’une apparence, une manière de dire non à la société actuelle, de revendiquer sa liberté et sa différence vis à vis de l’hypocrisie sociale. Il faut s’ôter de la tête l’idée de satanisme qui fait les choux gras des mauvaises langues et des chaînes télévisées avides de sensationnel pouvant faire grimper l’audimat ou des journaux régionaux qui généralisent en croyant savoir, sans approfondir et chercher à comprendre. 

  Le mouvement gothique, dans son ensemble, ne peut être assimilé en aucun cas aux pratiques sataniques qu’on lui prête souvent. Ses membres peuvent autant être croyants qu’athées. 

  Un peu d’histoire : 

  Pour comprendre cette culture, il faut remonter loin dans le temps dès le XIIème siècle avec l’architecture médiévale puis les balbutiements du roman gothique, en 1796 en Angleterre. Et qui ne se souvient pas du premier roman fantastique « FRANKENSTEIN » de Mary Shelley ? c’était en 1818. 

  Entre ces deux périodes, l’Europe de l’Est et l’Amérique du Nord voient apparaître un mouvement littéraire qui s’oppose au classicisme. Tout de noir vêtus, ses auteurs se font appeler « les nouveaux gothiques romantiques » et sont à l’origine de la littérature « tragique, sombre, aux amours troublées » telle que s’en est inspiré Victor Hugo. 

   La littérature fantastique était née, mais le mouvement gothique en lui même finit par s’éteindre. 

  Vers la fin des années 70, il renaît grâce à certains membres du mouvement PUNK, qui associent leurs idées à celles des goths romantiques. 

  Dès lors, les gothiques apparaissent comme des jeunes en révolte contre le système social, adoptant des idées romantiques et noires si propres à cette culture. 

  A partir de 1987, devant l’intolérance et l’hostilité des populations, le mouvement gothique se voit contraint de se « fondre » dans la masse, perdant son identité. Depuis cette rupture, d’autres groupes sont nés, avec les mêmes racines, mais sous différents aspects. 

  Les différentes tendances : 

  -        les goths romantiques : gothiques par excellence, dentelles, robes noires, ou rouge foncé, 

-        les gothiques « métal » : amateurs de pointes, anneaux, chaînes, comme pour s’affirmer d’une façon tribale, -        les Dark Goths : vêtus de noir strict, teint blanc et maquillage noir. 

  Mais toutes ces tendances ne sont qu’étiquettes et rien d’autre. 

  L’AVIS DU PSY : 

  « Il faut éviter toute vision réductrice du mouvement ainsi que la confusion souvent entretenue avec le satanisme ou les groupes sectaires. Malgré leur goût prononcé pour le macabre, les gothiques sont insérés dans la société. Ces jeunes adultes investissent à leur façon le monde qui les entoure et savent prendre du plaisir en ayant certaines activités culturelles et en festoyant entre amis. Mais comme dans tous les milieux, il peut y avoir des personnes déviantes ayant des comportements pathologiques. Ainsi, lorsqu’un individu s’isole totalement, se désintéresse de tout, il peut commettre des actes qui le mettent en danger tels que automutilation, prise de drogue… ». 

    

  MPN : Pourquoi une automutilation par scarification ? 

  PSY : l’automutilation, ici, la scarification, permet l’expression d’une souffrance psychologique, son évacuation en quelques sortes. L’individu témoigne  d’un mieux-être après s’être mutilé. Les causes sont difficiles à déterminer et varient largement d’une personne à l’autre. La majorité des cas présente une baisse d’estime de soi, par des abus répétitifs soit sexuels soit par intimidations. 

  Ce sont dans tous les cas des troubles psychopathologiques, mais dont les blessures n’ont pas la gravité d’une mutilation (blessures par arme à feu, membres brisés volontairement…) 

    

ENQUETE SUR LE VIF :   

Le lieu : un café-concert où se réunit la majorité des membres du mouvement gothique, situé dans une zone        industrielle : le C’ROCK MORE.   

La route pour y accéder est sombre et isolée. Le décor est planté. Mes préjugés n’ayant d’égal que ce que mes oreilles ont pu entendre, un nœud se forme dans mon estomac. bref, je n’en mène pas large.   

Me voilà devant la grille. L’établissement n’est pas immense, et apparaît accueillant, première surprise. Des personnes s’affairent dans les préparatifs d’un défilé de mode gothique prévu dans la soirée. La directrice, « Béa », m’accueille avec le sourire et me demande de patienter quelques minutes durant lesquelles je fais le « tour du proprio ». Les murs extérieurs sont peints de superbes fresques à l’image du mouvement avec un graphisme digne des plus grands artistes peintres. Je pénètre à présent dans l’antre du gothisme !   

Le décor est inquiétant (ça fait partie du jeu) mais non dénué d’humour (squelettes en cages). Toutefois, l’ambiance chaleureuse et l’accueil tout sourire font s’évanouir définitivement  les craintes les plus stupides.   

    

  MPN : d’où vous est venu le goût pour ce mouvement et cette musique et à quel age ? 

  BEA : j’ai commencé à écouter AC/DC dès l’âge de 6 ans ! Mon père était dans la musique rock et donc m’a encouragée dans ce sens. J’ai fait des études de droit privé mais j’ai laissé tomber pour ouvrir mon établissement. 

  CECILE : dès l’adolescence, ce sont les films fantastiques qui m’ont amenée au gothique. 

  YOHAN (16 ans) : j’ai commencé à écouter des groupes de métal basiques comme « Marilyn Manson » et de plus en plus j’ai écouté des styles un peu plus violents. 

  MPN : qu’en est-il des paroles des morceaux ? 

  BEA : en fait, on « capte » rien aux paroles qui sont en anglais, c’est pas par rapport aux paroles qu’on aime ce style, on s’éclate sur la musique, on est là pour danser, c’est le plus important. 

  MPN : existe-il d’autres lieux où l’on peut vous trouver ? 

  YOHAN : sur Perpignan, y’a que le C’ROCK MORE comme bar métal, sinon y’a Montpellier, Toulouse. 

  MPN : quels sont les milieux sociaux qui font partie de votre « groupe » ? 

  BEA : tous les milieux, on a des vendeuses, des étudiants, des jeunes, des moins jeunes, vous verrez même des parents…(deuxième surprise !) 

    

MPN : et le regard des autres sur vous, ça vous fait quoi ?   

BEA : ça nous fait pas grand chose, on s’en fiche un peu.   

Le DJ (super sympa) : on nous regarde pas de la même manière à Perpignan que dans les grandes villes, à Paris ou Toulouse, on passe inaperçus.   

YOHAN : pas grand chose étant donné qu’on a tous le même regard sur chacun (il a quelque chose entre les oreilles ce petit).   

MPN : et vos parents, que pensent-ils de tout ça ?   

YOHAN : étant donné que mon père est dans la musique classique et moi aussi, je fais du violon mis à part le métal que j’aime, mon père me laisse faire à peu près ce que je veux. Même s’il pense que c’est un peu débile (rires).   

MPN : qu’avez vous à dire aux personnes qui ne vous connaissent pas ?   

YOHAN : la plupart des gens trouve ce côté sombre satanique, mais on est là pour la musique. Le satanisme existe, c’est une sorte de secte, mais on s’en fiche totalement.   

CECILE : qu’ils cherchent à comprendre avant de juger, qu’ils regardent pas juste la télé.   

La rencontre avec une maman :   

MPN : quelle a été votre réaction à la vue de votre fils vêtu « différemment » des autres ?   

-        cela ne m’a jamais posé de problème, si c’est sa façon de vivre, son look, pourquoi pas après tout, qu’il fasse partie de ce groupe ou d’un autre, après tout, dans les années 60, c’était les hippies, j’ai jamais eu de problème. le principal c’est qu’il soit heureux.   

MPN : ne craignez-vous pas qu’il bascule dans la branche dite satanique ?   

- non. Je sais comment j’ai élevé mes enfants, je sais que ce côté là ne glissera pas chez lui. On lui a inculqué certaines valeurs de la vie. Il faut bien se dire une chose, c’est pas parce qu’on est gothique qu’on est satanique. Dans ce mouvement, il y a plusieurs branches, et il faut savoir que la branche satanique est méprisée par tous les gothiques.   

MPN : je vois que vous partagez un peu ses activités, vous êtes présente ce soir….   

-        ce soir il y a un défilé de mode et je tenais à le voir et voir ce qui se passe exactement, les diverses tendances et ce qui se porte. Il n’y a pas de boutique gothique à Perpignan, il faut aller en Espagne.   

La soirée s’est terminée tard dans la nuit, en compagnie de jeunes gens sensés, tolérants, à mille lieues du côté obscur qu’on leur prête volontiers lorsqu’on ne connaît pas, lorsqu’on a peur.   

LA SEMAINE SUIVANTE : rencontre avec deux artistes   

Au même endroit, à la même heure, mêmes questions à deux artistes, invités de la soirée. DJ SIMENSE, célèbre dans la région toulousaine pour l’organisation de ses soirées musicales et Sire CEDRIC, 32 ans, écrivain dans le domaine fantastique, venu lui aussi spécialement de Toulouse.   

DJ SIMENSE : j’aime la musique depuis l’âge de 5 ans, avec les « sex pistols » et puis depeche mode. J’organise des soirées avec des invités de toute la France et de l’étranger, car ça bouge à Toulouse. Les gens savent s’amuser, en toute simplicité.   

On met beaucoup de choses dans le gothisme, tout le mal du monde, « c’est les goths ! » le gothisme est si vaste que ça ne veut plus rien dire. Il faut creuser et voir plus profond que ça. Ça n’est pas qu’une tenue vestimentaire ou une musique violente, il n’y a qu’à me regarder, je n’ai rien sur moi qui pourrait suggérer une quelconque appartenance, c’est surtout une pensée. Le goth initié est cultivé et sait ce pourquoi il est là. Le goth « snob » n’affiche que les clichés « triste, sombre et morbide », mais c’est un avis personnel.   

Le milieu social ? plutôt parler au pluriel, tous les milieux sont présents, aussi bien le médecin que l’étudiant, ou encore le chef d’entreprise et autres employés. C’est comme si vous me demandiez quel est le milieu social des chasseurs ou pêcheurs….   

Le satanisme ? bien sûr qu’il existe. Ce sont des jeunes en souffrance qui s’isolent et se détachent de la réalité. On nous greffe même certains groupes NAZIS! alors que nous sommes contre le racisme et le fascisme !     

Le gothisme à une culture qui lui est propre, regardez l’architecture, la littérature romantique avec Victor Hugo et à présent, sa musique. Et dans ce sens, nous prenons le parti de défendre des œuvres pour leur force et leur sens.   

SIRE CEDRIC : j’ai 32 ans et  plusieurs ouvrages à mon actif.  je commence à être reconnu par mes pairs dans le domaine du fantastique, d’ailleurs primé comme « coup de cœur des bibliothèques de Paris » en 2005. Après plusieurs nouvelles, je sors mon premier roman – ANGEMORT- qui connaît, en toute modestie, un grand succès auprès des medias et des amateurs du genre. C’est aux éditions Nuit d’Avril.   

Un groupe de curieux s’approche. Après quelques explications quant à ma présence, les langues se délient :   

Une jeune : c’est super qu’on s’intéresse à nous, il faut savoir que depuis l’émission sur M6, on nous traite de tout dans la rue, de nazis, de sataniques, d’ailleurs, il y a une pétition sur le net qui circule contre M6. Une épicière chez qui j’allais me chercher un sandwich s’est étonnée de me voir manger…elle croyait que je ne me nourrissait que de sang (rires) il faut arrêter ! moi ma mère préfère me voir habillée comme je suis plutôt que le string à l’air, le pantalon au raz des fesses et le tee shirt qui sert de soutif !!   

Une autre : moi, quelques individus m’ont insultée et menacée en pleine rue, j’ai dû faire appel aux flics dans un magasin, j’ai eu très peur. On n’a jamais fait de mal, on aime nos vêtements, on aime les films d’horreur, comme beaucoup de personnes, mais on est adepte de rien, on est libres de toutes religions ou rites.   

Un garçon : moi j’ai jamais sacrifié de poulets (rires de tous)   

La discrimination ne s’arrête pas à la couleur de peau, il faut bien l’admettre, si elle faisait défaut, la preuve est faite ! portez des vêtements hors du commun et vous êtes des aliens qu’il faut éliminer !  Nous sommes le pays de la tolérance et des droits de l’homme. Si la condition est que cet homme soit identique à son voisin, il reste bien du travail !   

    

Les présentations sont désormais faites avec ce tour d’ensemble de ce qu’est réellement ce mouvement. L’inconnu fait peur. Mais juger sans connaître, là est le vrai danger. La porte ouverte à toutes les haines.   

Comme dans tout groupe, le risque zéro n’existant pas, les débordements sont choses possibles, ce ne sont pas les croyants (toutes confessions confondues) qui oseront dire le contraire. Mais les erreurs des uns ne peuvent en aucun cas refléter l’esprit de tout une communauté. Chacun a le droit de vivre tel qu’il le ressent, et dans le cas des gothiques :    « c’est voir la beauté où d’autres voient la laideur » (Laura – 15 ans) 

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VENDEUSES DE CHARMES

 Souvent mal jugées, méprisées et condamnées au détour de regards  des bien pensants et des gens politiquement corrects, les prostituées sont pourtant fréquemment dans la détresse la plus grande. Comme en témoignent quatre sœurs de galère (discours parfois censurés au vu de la violence de certains faits) :   

KATHY – l’argent comme drogue : à peine sortie de l’enfance, à 14 ans, elle quitte sa famille qu’elle ne supporte plus « j’étais partie de chez moi pour être libre » « j’ai commencé à aller chez une femme qui recevait des clients. Un jour, l’un deux m’a fait une proposition…et après c’est devenu une habitude. » « l’argent, c’est comme une drogue, le client veut un truc spécial et le prix monte, alors on le fait, pour gagner plus » et puis elle se livre, peu à la fois : « on nous vole notre âme, notre dignité. Il y a le danger d’un client obsédé, la douleur d’un chômeur qui claque 1000 balles pour un moment d’oubli » «  et la peur au ventre quand on vous attache pour des fantasmes spéciaux où le type peut faire ce qu’il veut ». Aujourd’hui, c’est la désillusion : « j’ai arrêté le tapin, j’ai rencontré un homme. Il trompe sa femme. Alors, il n’y a pas de dialogue dans ce monde. La règle : je trahis »   SANDRA – dix ans de trottoir : « j’ai commencé quand j’ai quitté ma famille, ou plutôt mes frères qui abusaient de moi régulièrement. Un cafetier m’a proposé un job dans son bar. Le genre où on peut boire et avoir une fille. La première fois j’ai dû monter avec un client sans préservatif. Ça m’a horrifiée. Un ami m’a aidée à m’enfuir de ce bordel…mais m’a vite mise sur le trottoir. J’ai du me battre avec d’autres filles pour garder mon territoire, j’ai même fini une nuit dans un coffre de voiture » Sandra a 36 ans aujourd’hui et le regard des autres est souvent dur « on s’en sort jamais vraiment et mon compagnon ne manque pas une occasion de me le rappeler » « je suis contre le fait de mettre les filles dans un ghetto, dans des zones spécifiques. il faut faire voir cette vie aux jeunes gamines qui rêvent de faire fortune.  si j’avais vu dans quelles conditions travaillent les prostituées, j’aurais peut-être compris la violence du trottoir »   

D’autres formes de prostitutions existent. CHRISTAL en fait partie :   

« J’avais 19 ans quand mes parents m’ont chassée de chez eux, sans autre bagage qu’un sac de sport et quelques vêtements. J’ai rencontré un homme charmant. Au début, tout était rose, il était gentil, attentionné et friqué. Il m’a mise dans un appartement, acheté des fringues et tout ce qui me faisait plaisir. Puis un jour il m’a demandé de lui rendre un grand service. Un ami à lui avait besoin de réconfort et ça le dérangeait pas que je le console. J’ai trouvé ça un peu bizarre, mais devant son insistance, j’ai dit OK. C’était le début de mon calvaire. Je suis passée d’établissements « privés » spéciaux où il se passait de drôles de choses tous les vendredis,  à recevoir des hommes, tous socialement très importants, à mon domicile. Ça à duré 18 ans. J’ai eu la chance qu’il me rende ma liberté, grâce à un « arrivage » de filles de l’Est, plus jeunes. Aujourd’hui j’ai un travail régulier, mais je vis avec la crainte d’être reconnue et jugée. J’ai changé de ville mais comme on dit, le monde est petit. Je garde des contacts avec une de mes amies, ancienne prostituée, mariée et mère de famille. »   Autre vie,  autre cas : NELLY, sa vie en maison close (Belgique).   

« Mes parents m’avaient mise en foyer dès 14 ans. J’ai fait la connaissance d’un homme qui m’a dit faire beaucoup d’argent avec les femmes. J’ai fuit le foyer et je l’ai suivi. Il est devenu de plus en plus violent en me répétant sans cesse que j’étais à lui. Qu’il avait dépensé du fric pour moi et qu’il fallait lui rembourser. Il m’a vendue à un couple qui tenait un bar assez spécial, avec des chambres à l’étage. C’était un bar au bord d’une route. Dès que je suis rentrée, la patronne m’a dit maintenant que tu es ici, tu sors plus.  On m’a pris tous mes vêtements, coupé les cheveux. Je n’ai pas vu le jour pendant un mois et demi. Je travaillais 24h/24. parfois je ne dormais qu’un quart d’heure, car les clients passaient n’importe quand. Et puis un jour elle m’a dit tu dégages, et quand j’ai réclamé un peu d’argent, elle m’a frappée et menacée. Je sais pas comment j’ai pu supporter ça. Je le vivais, c’est tout. J’ai été recueillie par des gens qui m’ont aidée par le biais d’une association. aujourd’hui, je me sens mal. J’ai été violée intérieurement et extérieurement. J’ai perdu mon identité.   Autant de cas que de modes opératoires. Je n’oserai pas évoquer ici l’exploitation des enfants qui entre dans un cadre encore plus terrifiant.   

Tout ceci vous dérange quelque part ? attendez la suite…..prenez un prozac et continuez la lecture….   

Le Saviez-vous ?   

Le chiffre d’affaire annuel de la prostitution en France : 1 milliard cinq cent vingt cinq millions d’euros. Votre tête tourne ? on continue….   

Côté juridique, savez-vous que la seule exploitation autorisée de la prostitution et celle du….FISC ? (bénéfices non commerciaux ! on croit rêver !)  l’Etat reconnaît les prostituées comme Agents Economiques. En revanche, un honnête restaurateur se voyant autoriser une dame de nuit à prendre place dans son établissement se voit « recyclé » en proxénète et risque 7 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. Messieurs les restaurateurs et patrons d’établissements publics, gare à vos chaises !   

La prostitution est un drame et un combat de chaque jour. Les raisons en sont diverses, mais lorsqu’on tombe dans l’engrenage, par désespoir en règle générale, on ne s’en sort pas ou rarement sans séquelles.  Bien sûr qu’il existe bien d’autres problèmes de société, mais c’est le sujet d’aujourd’hui et puisqu’il m’est donné d’en parler, je voudrais mettre en garde les ados qui pensent faire fortune dans ce business et malgré tout rendre un hommage à toutes ces filles, ces êtres humains qui vendent leur corps à d’autres êtres humains et je veux croire que ceux-là, au moins, les regardent, comme moi, au-delà des apparences, avec le respect qu’il leur est dû.   

    

    

SORTIR  DU NEANT : LES CHEMINS DE LA REUSSITE….   

  Sortir du gouffre qu’est la prostitution est un long chemin semé d’embûches. Pourtant, chaque année, des personnes franchissent le pas et émergent du néant. 

  Mais pour quelles raisons entre-t-on dans ce « système » ? 

  Premièrement parce-qu’on est jeune (17 ans en moyenne) et qu’on croit au Papa Noël. De l’argent facile, vite gagné et sans conséquences….quelle erreur monumentale ! on tombe dans le piège comme les mouches dans le miel, souvent pour l’homme dont on croit être amoureuse. 

  Plus généralement, c’est la détresse qui embrume l’esprit. Une enfance volée, violée, une obligation qui devient habitude et dans certains cas, la seule expression de l’amour qu’on recherche. Alors on se prostitue volontairement dans l’espoir de le trouver….un jour. 

  Et puis il y a l’affluent de la prostitution, la drogue, que l’on doit bien évidemment payer et qui coûte très cher. 

  S’en sortir : les obstacles

  Il faut une sacrée locomotive pour sortir de l’enfer. Les mains tendues sont rares et quand bien même, après tant de galère, la méfiance est telle vis à vis de l’autre, que les contacts sont difficiles. 

  La peur des anciens clients susceptibles de vous reconnaître et de vous faire replonger apparaît comme un frein réel à la réinsertion. La famille et tout ce qui attrait à l’affectif (enfants, compagnon, amis..) sont autant d’obstacles qui peuvent paradoxalement devenir le tremplin vers la volonté. 

  Mais les traits dominants qui caractérisent le plus les difficultés sont le manque de confiance en soi, l’image négative que ces filles ont d’elles et le regard des autres. 

  Le bout du tunnel… 

  Un soutien psychologique avec un travail sur soi pour connaître le pourquoi de cette descente aux enfers, une étude profonde de son moi, pour échapper à la répétition des situations et à la dépendance. Les acteurs sociaux, les associations et les professionnels du mal à l’âme sont là pour aider à retrouver son chemin. 

  La décision de relever la tête trouve son origine dans un déclic (départ d’un long chemin) qui s’appuie sur des faits positifs comme une rencontre amicale ou amoureuse, un événement familial. 

  La réinsertion est un processus de longue haleine. Il commence dès la décision prise de quitter la prostitution et ne s’arrête pas forcément le jour où la personne trouve un travail. C’est l’entière reconstruction d’une vie en miettes. L’échec est fréquent tant l’individu est fragile. Mais le jeu en vaut la chandelle et pour une personne sauvée, c’est un morceau de verre qui devient cristal. 

    

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PET SCAN, voyage au centre du corps…

Perpignan

Centre de cancérologie H. Pujol

Dernière technologie de pointe en matière de médecine nucléaire, le PET SCAN est une imagerie utilisée en cancérologie.

Le principal fil conducteur des principales tumeurs : une consommation élevée de glucose.

C’est grâce à lui que le scan va faire son travail. Le patient va recevoir, par injection, un traceur radioactif (inoffensif pour lui), analogue au glucose. Le produit va entrer dans les cellules tumorales, mais non métabolisé comme le glucose, va s’accumuler dans ces dernières, permettant la visualisation de la ou des tumeurs.

Il est à préciser que le scan n’est en aucun cas un moyen de dépistage. Il est utilisé pour visualiser la « bête », juger de son évolution et adapter ainsi le meilleur traitement possible.

Le TEP (en français) ou PET (en anglais), est une caméra jumelée à un scanner. Le croisement des deux technologies permet d’obtenir des résultats jusqu’à ce jour les plus précis au monde.

La perfection a un coût : 2.2 millions d’euros ! plusieurs financements ont été nécessaires et  le Groupement Européen d’Intérêts Economiques, le centre hospitalier de Perpignan, le centre de médecine nucléaire de Béziers et celui de Barcelone ont dit « oui » pour le meilleur soin de leurs patients.

Une soixantaine de PET SCAN existe en France, mais deux seulement de ce type en Europe. C’est le plus cher, mais le plus performant.

Pour le présenter : Gémini TF16 de chez Philips.

Perpignan est donc la seule ville en France pourvue de cette technologie. A titre indicatif, il n’y en a que trois aux Etats-Unis !

Une aide efficace pour le combat contre cette ignominie qu’est le cancer.

MPN

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